Risques opérationnels
Enjeux :
Le risque opérationnel désigne le risque de perte qui résulte de processus internes inadéquats ou défaillants, d’erreurs humaines, de dysfonctionnements de systèmes ou d’événements externes ; il comprend le risque juridique et exclut les risques stratégique et de réputation, selon la définition du Comité de Bâle. Concrètement il englobe les fraudes interne et externe, les erreurs de traitement, les ruptures d’activité, les litiges clients, les pannes informatiques ou encore les dommages physiques.
Les bases de données internationales confirment que ces incidents sont ceux qui se manifestent le plus fréquemment dans les comptes des entreprises. L’association ORX, qui centralise les pertes de plus de 80 groupes bancaires mondiaux, a recensé 65411événements de risque opérationnel pour l’exercice 2023, pour un coût agrégé de 17,8 milliards d’euros. Cela représente plus de 200 sinistres par jour ouvré dans le seul secteur financier. Même si chaque perte unitaire est souvent non significative comme le seraient une fraude d’ampleur, une défaillance de crédit d’un montant élevé, ou une variation extrême de marché, leur fréquence hors norme les rend systématiquement visibles dans le compte de résultat et impactent donc directement le résultat comptable. Statistiquement, la catégorie « Clients produits et pratiques commerciales » concentre la plus grande part des pertes cumulées sur la dernière décennie selon ORX, tandis que les erreurs de transaction représentent à elles seules près de 8 milliards d’euros en 2023. La récurrence des pannes et des incidents humains impose donc la mise en place d’un dispositif robuste de contrôle interne, d’une culture du risque vivante et d’un suivi continu par des indicateurs clés. Réduire la fréquence des sinistres opérationnels constitue le levier le plus immédiat pour améliorer la performance financière durablement, car chaque euro non perdu se traduit en résultat net additionnel sans mobilisation de capital supplémentaire.
Expertises :
- Cartographie des risques et campagnes RCSA
Élaboration et mise à jour de cartographies des risques, animation d’ateliers métiers et conduite de campagnes RCSA pour une évaluation structurée des processus et des contrôles clés.
- Gestion des incidents et analyse des causes racines
Mise en place de dispositifs complets pour détecter, qualifier et suivre les incidents, avec réalisation d’analyses de causes racines (Root Cause Analysis) et plans d’action correctifs.
- Définition du cadre d’appétence au risque et des KRI
Déploiement d’un cadre d’appétence au risque adapté aux enjeux de l’entreprise, définition d’indicateurs clés (KRI) et construction de tableaux de bord pour un pilotage dynamique des expositions.
- Maîtrise des risques liés à l’externalisation
Accompagnement dans la mise en œuvre du dispositif de gouvernance des prestations essentielles externalisées (PSEE), incluant l’identification, le suivi contractuel et la surveillance des risques tiers.
- Formation et préparation aux inspections réglementaires
Sensibilisation des équipes aux meilleures pratiques en matière de contrôle interne et de risques opérationnels, appui à la préparation des audits et inspections des autorités de supervision (CSSF, BCE, ACPR…).
Normes et référentiels
Nos interventions s’appuient sur une sélection rigoureuse de normes internationales, référentiels méthodologiques et exigences réglementaires sectorielles, afin d’assurer à nos clients une conformité optimale et une gouvernance des risques opérationnels alignée avec les meilleures pratiques.
Gouvernance du risque et classification
- ISO 31000 : cadre de référence pour le management global des risques.
- Taxonomie ORX : standard du secteur bancaire pour la classification des risques opérationnels.
- Standardised Measurement Approach (SMA) de Bâle III : méthode de quantification du capital réglementaire pour les pertes opérationnelles.
Risques liés à l’IT, à la cybersécurité et à la résilience numérique
- ISO 27001 & ISO 27005 : gestion de la sécurité de l’information et analyse des risques liés aux systèmes d’information.
- ISO 22301 : norme internationale pour la continuité d’activité (Business Continuity Management).
- ITIL & ISO 20000 : bonnes pratiques pour la gestion des services informatiques et des incidents.
- EBA Guidelines on ICT and security risk management : lignes directrices européennes sur le risque ICT et la résilience.
- Digital Operational Resilience Act (DORA) : réglementation européenne sur la résilience numérique des entités financières.
- Directive NIS 2 : obligations en matière de cybersécurité applicables aux services essentiels.
- NIST Cybersecurity Framework (NIST CSF) : cadre américain de référence pour la gestion des risques cybersécurité, structuré autour des fonctions Identify, Protect, Detect, Respond et Recover.
Risques liés à l’externalisation
- Lignes directrices de l’EBA sur l’externalisation : cadre européen pour le pilotage des prestations essentielles externalisées (PSEE) et la maîtrise des risques de dépendance.
Exigences sectorielles et prudentielles
- ORSA / Solvabilité II : cadre de gouvernance des risques dans le secteur de l’assurance.
- Réglementations prudentielles Bâle II / III : notamment surveillance AMA, SA-CCR, exigences de capital liées aux expositions hors bilan.
- Circulaires et guides des superviseurs :
- Luxembourg : CSSF (ex. circulaires 12/552, 20/750, etc.).
- France : ACPR, AMF.
- Royaume-Uni : PRA (Prudential Regulation Authority).
- Monaco : CCAF.
- Europe : guidelines et RTS/ITS publiés par l’EBA, l’ESMA, l’EIOPA selon les secteurs.
Risques de crédit
Enjeux :
Le risque de crédit incarne la menace de pertes financières liées au défaut d’un emprunteur ou au détérioration de sa qualité, conditionnant la solvabilité des prêteurs et la stabilité du système financier. Il influence directement le coût du capital réglementaire, la marge nette d’intérêt, la notation externe et, plus largement, la confiance des investisseurs. Les institutions doivent assurer la continuité du financement de l’économie tout en préservant leur résilience face aux vagues de défauts potentielles provoquées par le cycle macroéconomique, des chocs sectoriels ou la transition ESG. Les enjeux couvrent ainsi la quantification précise des pertes attendues et inattendues selon la réglementation NDOD (PD, LGD, CCF), la disponibilité de données granulaires (BCBS 239), la maîtrise de la concentration sectorielle ou géographique, la gestion proactive de l’appétence au risque, la mise à niveau continue des modèles et des processus d’octroi, sans oublier la transparence dans l’information financière et la capacité à absorber le stress via des réserves et des couvertures adaptées.
Le risque de crédit représente l’un des principaux risques financiers pour les institutions bancaires et de financement. Il désigne la possibilité de pertes liées au défaut de paiement d’un emprunteur ou à la dégradation de sa qualité de crédit. Sa maîtrise est essentielle pour :
- Préserver la solvabilité des établissements financiers,
- Maintenir la confiance des investisseurs et des régulateurs,
- Réduire le coût du capital réglementaire (exigences de fonds propres Bâle III/IV),
- Assurer la rentabilité des portefeuilles de crédit (RAROC, NIM),
- Gérer les risques liés aux concentrations sectorielles, géographiques ou ESG,
- Se préparer aux chocs macroéconomiques ou aux crises systémiques,
- Répondre aux exigences croissantes en matière de transparence financière (IFRS 9 / IFRS 7),
- Se conformer aux réglementations européennes et internationales (NDOD, EBA, BCE, SRB).
Expertises :
Notre cabinet de conseil accompagne ses clients sur l’ensemble de la chaîne de valeur du risque de crédit, de la modélisation à la gouvernance :
- Modélisation interne : développement et recalibrage de modèles de notation/scoring (particuliers, PME, grandes entreprises, souverains).
- Estimation des paramètres de risque : calcul et backtesting de la PD, LGD, EAD, CCF.
- Cadre d’appétence au risque : articulation stratégique entre limites de portefeuille, indicateurs de pilotage et seuils d’alerte.
- Stress testing crédit : construction de scénarios multi-horizons, analyses de sensibilité, intégration climatique(ESG).
- Rentabilité du crédit : calculs RAROC, analyse coût du risque / marge.
- Optimisation de l’octroi de crédit : règles métier, moteurs de décision, processus KYC/KYT.
- Surveillance des portefeuilles : outils de pilotage, suivi des expositions non performantes (NPE), gestion du recouvrement, déclassements (stage 2/3 IFRS9).
- Gouvernance crédit : revue des processus, comités de décision, contrôles de 2e ligne.
- Protection des clients vulnérables : conformité aux recommandations ACPR/ESMA.
Normes et référentiels :
Nous intervenons dans un cadre aligné sur les normes internationales et les régulations prudentielles :
- Bâle III / Bâle IV : exigences de fonds propres, IRB, planchers, coussins (conservation, contracyclique).
- IFRS 9 & IFRS 7 : comptabilisation des pertes attendues, transparence financière.
- NDOD – Définition du défaut : exigences EBA, seuils de matérialité, identification des défauts.
- BCBS 239 : gouvernance des données de risque, agrégation et reporting.
- Stress testing : méthodologies EBA et SRB.
- Cadres ESG : intégration des risques liés au changement climatique dans le crédit.
- ISO 31000 & COSO ERM : pilotage global des risques
Exemples de missions :
Notre approche est éprouvée sur le terrain à travers des missions stratégiques et opérationnelles :
-
Management de transition – Direction des risques de crédit (banque privée, contexte de transformation).
-
Cartographie du risque de crédit : refonte des référentiels risques par type de contrepartie et d’exposition.
-
Transfert et liquidation d’activité crédit : sécurisation juridique, suivi du run-off et gestion des dossiers NPL.
-
Audit NDOD : revue indépendante des processus de détection, classification et traitement des défauts pour une banque sous supervision directe de la BCE.
- Programme de stress testing crédit : élaboration de scénarios, ajustements paramétriques dynamiques, restitution COMEX.
- Refonte du processus d’octroi : intégration d’un moteur de décision, optimisation du cycle d’analyse crédit, politique d’engagement revue.
Risques financiers (marché, taux, liquidité, ALM)
Enjeux
Dans un environnement marqué par la volatilité des marchés financiers et des conditions macroéconomiques incertaines, la gestion des risques de marché, de taux et de liquidité est devenue un enjeu vital pour les banques, assureurs, gérants d'actifs et entreprises exposées. Ces risques peuvent entraîner :
- Une dégradation du bilan suite à une variation brutale des taux d'intérêt ou de change,
- Des pertes sur les actifs financiers (actions, obligations, dérivés) en cas de chocs de marché,
- Un risque de liquidité en cas de retraits massifs, d'assèchement des sources de financement ou de stress systémique,
- Une perte de confiance des investisseurs, des contreparties ou des superviseurs en cas d'écarts de modélisation.
La gestion actif-passif (ALM) devient alors une fonction centrale pour assurer la stabilité et la rentabilité de l'institution dans la durée.
Expertises :
Notre cabinet intervient sur l'ensemble des thématiques de gestion des risques de marché et de liquidité, avec une approche intégrée :
- Modélisation du risque de marché : conception de modèles de valeur à risque (VaR), approche historique, Monte Carlo ou paramétrique.
- Stress tests : définition de scénarios extrêmes mais plausibles, analyse de la résilience de portefeuilles d'investissement.
- Gap analysis taux : mesure de l'exposition au risque de taux d'intérêt sur le bilan, duration gap, analyse de convexité.
- Gestion ALM : alignement entre flux d'actifs et passifs, arbitrages stratégiques, gestion du risque structurel.
- Risque de liquidité : diagnostic et calcul des ratios LCR (Liquidity Coverage Ratio) et NSFR (Net Stable Funding Ratio), audit du dispositif de gestion de crise.
- Audit des outils et processus : revue de la fiabilité des systèmes de mesure de risque, des paramètres de marché utilisés et des reportings internes.
Normes et référentiels
Nos prestations s'appuient sur les standards réglementaires internationaux :
- Accords de Bâle III / IV : calcul des exigences de fonds propres pour le risque de marché (approche standard ou modèle interne - IMA), ratios de liquidité.
- IFRS 9 / IFRS 13 : classification et valorisation des instruments financiers à la juste valeur (fair value), méthodes de hiérarchisation des prix.
- Principes de l'EBA sur la gestion des risques financiers, modélisation prudentielle, résistance aux chocs systémiques.
Exemples de missions réalisées
Nos consultants ont accompagné de nombreux clients dans la gestion de leurs risques financiers. Exemples :
- Modélisation du risque de taux dans le bilan d'une banque commerciale et simulation d'impact sur le résultat net d'intérêt.
- Stress testing de liquidité pour une société d'assurance : définition de scénarios, calibration des hypothèses de sortie, restitution au régulateur.
- Audit d'outils ALM : évaluation d'un logiciel de gestion de trésorerie et d'investissements, revue de la documentation modélisation.
- Revue indépendante de la VaR : validation du modèle, vérification des stress tests de marché, test de backtesting.
Conseil en Risques IT et Cybersécurité
Enjeux
Les systèmes d’information sont au cœur des activités des entreprises modernes, qu’il s’agisse de banques, d’assureurs, d’acteurs industriels ou de prestataires de services. Cette centralité opérationnelle fait des infrastructures informatiques une cible de choix pour des menaces de plus en plus complexes : cyberattaques ciblées, logiciels malveillants, ransomwares, ou encore exfiltration de données sensibles.
Les impacts de ces cybermenaces peuvent se révéler critiques pour la survie ou la stabilité financière d'une organisation :
- Indisponibilité des systèmes et applications critiques (ERP, plateformes de services, réseaux de production),
- Fuite, perte ou corruption de données stratégiques, qu’elles soient personnelles, financières ou technologiques,
- Violation des obligations légales et réglementaires, notamment vis-à-vis du RGPD ou des obligations sectorielles (finance, santé, etc.),
- Dégradation de l’image et de la réputation, perte de confiance de la clientèle, des investisseurs et des autorités,
- Risques juridiques et financiers pour les dirigeants et l’entreprise en cas de faute ou de négligence identifiée.
Le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données), entré en vigueur en mai 2018, a renforcé les exigences en matière de gouvernance de l'information. Il impose la mise en place de mécanismes de protection des données personnelles par défaut et par conception, et expose les entreprises à des sanctions jusqu'à 4 % du chiffre d'affaires mondial. Il oblige également les responsables de traitement à notifier dans des délais très courts toute violation de données.
Dans le secteur financier, le Règlement DORA (Digital Operational Resilience Act), applicable dès janvier 2025, constitue une avancée réglementaire majeure. Il vise à renforcer la capacité des entités à résister, récupérer et s'adapter à toute perturbation opérationnelle d'origine numérique. Il impose :
- Un cadre de gestion des risques TIC structurant et déployé à tous les niveaux de l’organisation,
- Des tests de pénétration avancés, réalisés par des entités tierces certifiées,
- Un suivi rigoureux des prestataires critiques de services IT (externalisation, cloud, etc.),
- Des processus de notification obligatoire des incidents à impact significatif.
Parallèlement, le déploiement massif de l'intelligence artificielle transforme les modèles d'affaires et les chaînes de valeur. Toutefois, cette avancée technologique entraîne également l'émergence de nouveaux risques, techniques, éthiques et systémiques :
- Opaquité algorithmique : les décisions prises par des systèmes d’IA peuvent être difficilement compréhensibles, voire non auditables,
- Attaques spécifiques aux IA : comme le "data poisoning" (contamination des jeux d'entraînement), les "adversarial attacks" (détournement de résultats),
- Risques de confidentialité : fuites de données via l'exploitation involontaire d'entrées utilisateurs dans des IA génératives,
- Dépendance accrue à des solutions cloud ou API de fournisseurs tiers, souvent extra-européens.
Face à cela, l'Union européenne a préparé l'IA Act, un projet de règlement adoptant une approche par niveau de risque. Les systèmes classés à "haut risque" seront soumis à des exigences strictes : évaluation de conformité, documentation technique, surveillance humaine, traçabilité et audits réguliers.
Les entreprises doivent donc penser l'IA comme un actif stratégique, mais aussi comme un facteur de risque opérationnel, à maîtriser à l'aide de processus de gouvernance robustes et d'outils de cybersécurité adaptés.
Expertises
Notre cabinet accompagne ses clients dans la maîtrise des risques informatiques et cybernétiques, en alliant conformité réglementaire, rigueur méthodologique et efficacité opérationnelle. Nous intervenons sur toutes les dimensions du risque : prévention, détection, réaction et remédiation.
Nos domaines d'intervention incluent notamment :
- Mise en place ou audit de SMSI (Systèmes de Management de la Sécurité de l’Information) selon la norme ISO/CEI 27001, incluant l’analyse de risque (EBIOS, MEHARI), la politique de sécurité, le suivi des incidents, les revues de direction,
- Tests d'intrusion et campagnes de cyberrésilience : simulations réalistes, scénarios sur-mesure, validation de la chaîne de défense,
- Contrôles techniques IT : audit des pare-feu, antivirus, journaux d’activité, politiques de mise à jour, solutions DLP, etc.,
- Conformité RGPD / PCI-DSS / DORA / IA Act : revues de documentation, cartographie des flux de données, DPIA, relations sous-traitants, assistance DPO ou RSSI,
- Formation et sensibilisation à la cyber-hygiène : sessions pour collaborateurs, tests de phishing, simulations de crise, accompagnement des comités de crise,
- IAM (gestion des identités et des accès) : principes de ségrégation, gestion des droits, revues régulières, processus de déprovisionnement,
- PRA / PCA informatiques : définition des scénarios de continuité, tests de bascule, documentation et reporting aux autorités.
Normes et référentiels
Nos missions s’inscrivent dans les cadres de référence suivants, reconnus internationalement :
- ISO/CEI 27001 : gouvernance de la sécurité de l’information,
- ISO 27005 : gestion des risques IT,
- COBIT : contrôle interne et gouvernance des systèmes d'information,
- RGPD : protection des données personnelles en Europe,
- DORA : résilience opérationnelle numérique pour les acteurs financiers,
- IA Act : régulation européenne des systèmes d'intelligence artificielle,
- PCI-DSS : sécurité des données de paiement,
- ANSSI : guides de sécurité et référentiels techniques français.
Exemples de missions réalisées
Notre expérience plurisectorielle nous permet d’apporter des réponses adaptées à chaque organisation :
- Audit de maturité cyber : évaluation des risques, benchmark des pratiques, définition d'une trajectoire de remédiation à 18 mois,
- Exercice de gestion de crise IT pour un groupe bancaire : scénario de compromission, activation du PCA, pilotage d’un comité de crise, restitution au régulateur,
- IAM pour un acteur banque privée: réduction du risque de fraude interne, refonte de la matrice des habilitations, automatisation des revues d'accès,
- Projet DORA readiness pour un prestataire de services financiers : cartographie des systèmes critiques, mise en place d'un plan de tests TIC, documentation de l’exposition fournisseurs,
- Mise en conformité RGPD pour différentes banques à présence européenne : registre de traitement, clauses contractuelles, analyse d'impact, directions métier.
Risques ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance)
Les risques ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) ne sont plus des sujets secondaires. Ils influencent directement la valorisation des entreprises, la stratégie des investisseurs, la confiance des parties prenantes et la conformité réglementaire. Leur intégration dans la gestion des risques est devenue indispensable face à :
- La crise climatique et les aléas physiques (canicules, inondations, stress hydrique),
- Les risques de transition énergétique (coûts du carbone, transformation des business models),
- Le risque réputationnel lié aux attentes sociétales (diversité, droits humains, conditions de travail),
- Les nouvelles exigences de transparence et de reporting imposées par les régulateurs et les investisseurs (CSRD, TCFD, Taxonomie UE).
Le risque ESG est aujourd’hui un facteur systémique, susceptible d’affecter les flux financiers, la notoriété et l'éligibilité des entreprises à certains financements ou investissements responsables.
Expertises
Nous vous aidons à intégrer les risques ESG dans vos dispositifs de gestion globale des risques, avec une approche transversale, structurée et adaptée à vos enjeux sectoriels :
- Évaluation des risques climatiques : analyse des risques physiques (catastrophes naturelles, stress hydrique) et transitionnels (prix du carbone, réglementations climatiques),
- Cartographie des risques extra-financiers : RSE, droits humains, sécurité au travail, bientraitance animale, etc.,
- Audit ESG de la chaîne d’approvisionnement : identification des fournisseurs à risque, audit terrain, clauses contractuelles,
- Gouvernance durable : structure des comités, contrôles internes ESG, indicateurs de pilotage (G score),
- Scénarios climatiques et stress tests ESG : projection à horizon 2030/2050 selon différents réchauffements,
- Gestion du risque réputationnel : analyse des controverses, veille média, cartographie des parties prenantes,
- Due diligence ESG : audit pré-acquisition ou pré-investissement, identification des risques de non-conformité ESG,
- Intégration ESG dans les politiques de crédit ou d’investissement : scoring durable, exclusion sectors, alignement ISR.
Normes et référentiels
Nos interventions sont fondées sur les standards internationaux en matière de durabilité et de transparence ESG :
- IFRS S1 et S2 (ISSB) : normes comptables sur les risques climatiques ayant un impact financier significatif,
- TCFD : recommandations pour la divulgation des risques et opportunités climatiques,
- CSRD / ESRS (UE) : nouvelle directive européenne sur le reporting extra-financier obligatoire,
- Taxonomie européenne verte : classification des activités durables et définitions des critères environnementaux,
- GRI : reporting de durabilité selon les thématiques matérielles,
- SASB : standards sectoriels matériels ESG pour les marchés financiers.
Exemples de missions
- Réalisation de stress tests climatiques conformes aux exigences de la BCE : modélisation des impacts physiques et transitionnels sur les portefeuilles de crédit, réponses aux exigences de transparence prudentielle,
- Ajustement des politiques de crédit/investissement : intégration des critères ESG dans les processus d’analyse et de décision.
- Mise en place de tableaux de bord ESG : choix des KPIs, automatisation, visualisation dynamique pour le comité de direction,
- Audit du reporting extra-financier : revue des indicateurs, vérification de la méthodologie, préparation à l’assurance raisonnable,
- Alignement sur la taxonomie verte européenne : mapping des activités éligibles, calculs d’alignement CAPEX/OPEX/chiffre d’affaires,
- Evaluation de plans de transition énergétique : validation des objectifs 1.5°C, estimation des investissements nécessaires.