Dans un monde saturé de données, où l’IA redéfinit chaque jour un peu plus le périmètre de l’expertise humaine, une question demeure centrale : que signifie encore « être intelligent » ? Loin d’être un sujet académique réservé aux philosophes, cette interrogation traverse aujourd’hui tous les secteurs de l’économie, et plus encore celui du conseil, où la valeur ajoutée repose sur l’analyse, l’interprétation et la capacité à générer du sens dans un environnement incertain.
Cet article explore en profondeur les transformations contemporaines de l’intelligence : ses mutations à l’ère numérique, ses déclinaisons émotionnelles et collectives, ses reconfigurations face aux algorithmes, et ses implications pour le recrutement, la formation et la création de valeur. Car il ne s’agit plus seulement de mesurer l’intelligence (QI, QE…), mais de comprendre ce qui en fait le cœur du « capital humain » – ce capital invisible mais décisif, qui fonde l’innovation, la résilience, et la compétitivité à long terme.
Pour un cabinet de conseil, ce sujet est éminemment transverse. L’intelligence structure la manière dont nous abordons un diagnostic stratégique, accompagnons une transformation, identifions les signaux faibles ou faisons émerger une solution innovante. Et dans un monde où les intelligences artificielles savent de mieux en mieux simuler, il devient crucial de revaloriser ce que l’intelligence humaine seule peut inventer, relier, comprendre.
Plutôt que de céder à l’illusion technologique ou au déclinisme cognitif, cet article invite à penser une autre voie : celle d’un humanisme augmenté, où la machine n’efface pas l’humain, mais le confronte à son essence même — sa capacité à penser dans le doute, à apprendre dans la complexité, à créer du sens là où les données seules ne suffisent pas.
À lire si vous vous demandez :
> comment adapter vos pratiques RH et managériales aux nouveaux critères de l’intelligence;
> pourquoi les IA ne remplaceront pas (entièrement) les consultants, mais transformeront leur rôle;
> quelles compétences développer pour faire face à l’« apocalypse cognitive » que certains redoutent.
Un article à lire, à faire lire, et à intégrer à toute réflexion stratégique sur la place de l’intelligence dans la performance collective.