Alors que les directions achats rationalisent leurs panels de prestataires, que les marges des cabinets se font étrangler et que l’IA générative bouscule de fond en comble le modèle économique du secteur, le conseil est en train de se recomposer sous nos yeux – au risque d’installer une véritable pensée unique. L’article montre comment la massification des achats, la pression sur les prix, les investissements lourds nécessaires pour rester « au niveau » sur l’IA et l’entrée croissante de fonds d’investissement au capital des cabinets poussent le marché vers un oligopole dominé par quelques géants, souvent contestables sur le plan éthique et peu innovants. Ce mouvement fragilise les acteurs intermédiaires, appauvrit la diversité intellectuelle et pose une question stratégique majeure : que voulons-nous pour l’écosystème du conseil demain ? En filigrane, le texte propose un renversement de perspective : loin d’être de simples optimiseurs de coûts, les acheteurs de prestations intellectuelles deviennent des architectes de marché, dont les choix détermineront si le conseil restera un moteur de débat, de créativité et de souveraineté… ou une industrie de solutions standardisées.
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Notre cabinet a été élu Best M&A Consulting Firm – France par Wealth & Finance International. Une distinction qui valorise notre vision du conseil en fusions-acquisitions : stratégique, humaine, et orientée résultats. Découvrez les coulisses de cette reconnaissance.
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Les crises de gouvernance naissent dans les routines invisibles du quotidien. Notre analyse identifie six dérives clés — médiocratie, kakistocratie, clanocratie, egotocratie, autocratie et chronocratie — et en trace la trajectoire complète : signaux d’alerte, impacts chiffrés sur EBIT, innovation et climat social, causes racines (biais RH, réseaux informels, court-termisme) et remèdes opérationnels. Études 2022-2025, retours de mission et benchmarks sectoriels à l’appui, nous proposons un plan en quatre étapes : diagnostic culturel, quantification des risques, renforcement des contre-pouvoirs et diffusion d’un leadership responsable. Destiné aux comités exécutifs, boards et investisseurs, ce guide transforme une vulnérabilité silencieuse en avantage concurrentiel durable. Dix minutes de lecture pour sécuriser les dix prochaines années.
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Cyberdyne Systems n’a jamais “voulu” créer le monstre — elle a simplement laissé la technologie prendre de l’avance sur la gouvernance. Dans l’entreprise, l’IA suit le même chemin : elle s’installe par l’usage, se banalise, puis devient indispensable… parfois hors radar.
Cet article propose une lecture exigeante de l’AI Act : calendrier d’entrée en application, logique de classification par le risque, obligations structurantes (AI literacy, transparence, high-risk) et responsabilités concrètes du déployeur. Il montre surtout ce que la réglementation vient révéler : l’IA n’est pas seulement un sujet d’innovation, c’est un sujet de preuve, de contrôle et de responsabilité.
Au fil du texte, les risques prennent corps : shadow AI et fuites de données par prompts, erreurs et hallucinations, automatisations non maîtrisées, dommages réputationnels, tensions RGPD/propriété intellectuelle, biais et atteintes potentielles aux droits fondamentaux.
Enfin, un modèle de charte IA (FR/EN) donne le socle opérationnel : gouvernance, usages autorisés/limités/proscrits, procédure d’approbation, formation, contrôle interne et audit.
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Dans un monde saturé de données, où l’IA redéfinit chaque jour un peu plus le périmètre de l’expertise humaine, une question demeure centrale : que signifie encore « être intelligent » ? Loin d’être un sujet académique réservé aux philosophes, cette interrogation traverse aujourd’hui tous les secteurs de l’économie, et plus encore celui du conseil, où la valeur ajoutée repose sur l’analyse, l’interprétation et la capacité à générer du sens dans un environnement incertain.
Cet article explore en profondeur les transformations contemporaines de l’intelligence : ses mutations à l’ère numérique, ses déclinaisons émotionnelles et collectives, ses reconfigurations face aux algorithmes, et ses implications pour le recrutement, la formation et la création de valeur. Car il ne s’agit plus seulement de mesurer l’intelligence (QI, QE…), mais de comprendre ce qui en fait le cœur du « capital humain » – ce capital invisible mais décisif, qui fonde l’innovation, la résilience, et la compétitivité à long terme.
Pour un cabinet de conseil, ce sujet est éminemment transverse. L’intelligence structure la manière dont nous abordons un diagnostic stratégique, accompagnons une transformation, identifions les signaux faibles ou faisons émerger une solution innovante. Et dans un monde où les intelligences artificielles savent de mieux en mieux simuler, il devient crucial de revaloriser ce que l’intelligence humaine seule peut inventer, relier, comprendre.
Plutôt que de céder à l’illusion technologique ou au déclinisme cognitif, cet article invite à penser une autre voie : celle d’un humanisme augmenté, où la machine n’efface pas l’humain, mais le confronte à son essence même — sa capacité à penser dans le doute, à apprendre dans la complexité, à créer du sens là où les données seules ne suffisent pas.
À lire si vous vous demandez :
> comment adapter vos pratiques RH et managériales aux nouveaux critères de l’intelligence;
> pourquoi les IA ne remplaceront pas (entièrement) les consultants, mais transformeront leur rôle;
> quelles compétences développer pour faire face à l’« apocalypse cognitive » que certains redoutent.
Un article à lire, à faire lire, et à intégrer à toute réflexion stratégique sur la place de l’intelligence dans la performance collective.
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La cartographie des risques, ou RCSA (Risk and Control Self-Assessment), constitue le squelette de l’analyse des risques de l’entreprise. Elle donne sa structure à la compréhension des processus, des vulnérabilités, des dispositifs de maîtrise du risque et des priorités d’action. Exercice à la fois technique et stratégique, la cartographie ne se réduit ni à un livrable réglementaire, ni à un exercice cosmétique : elle est un outil de gouvernance, d’arbitrage et de transformation. Dans le secteur bancaire, cette logique s’inscrit dans le cadre de l’arrêté du 3 novembre 2014 et des principes prudentiels internationaux en matière de risque opérationnel ; hors secteurs régulés, la même colonne vertébrale méthodologique se retrouve dans les référentiels de management du risque, notamment ISO 31000. Cet article détaille la méthode de construction d’une cartographie des risques, de l’identification des processus clés au risque net, en passant par l’évaluation du dispositif de maîtrise, l’analyse des incidents et la définition d’indicateurs de pilotage. Un cas pratique appliqué au processus « l’opérativité des dispositifs de protection contre incendie, inondation, autre » illustre la démarche de bout en bout.
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